la Cité Internationale des Arts
 
 
Flux virtuels et réels contemporains
 
 

© Dunes of deletes, 2016, Florent Meng
 
 

A l’invitation de la Cité internationale des arts, Sarah Mercadante, commissaire indépendante, s’est appuyée sur les propositions de 11 artistes-résidents pour interroger les notions de flux réels et virtuels contemporains, dans le cadre de la Nuit des idées, le 26 janvier 2017.

L’exposition collective, encore présente dans le Corridor, présente 8 de ces artistes : Fabien Leaustic, Camille Benarab-Lopez, Jussi Niskanen & Man Yau, Johan Lundin, Julia Wirsching & Gabriel Hensche et Linda Vigdorcika.


Fabien Léaustic (France)
Monolithe est une oeuvre qui questionne la fantaisie des images d’anticipation en assumant la séduisante attraction d’un objet à la charge mystique. Dans le film de Stanley Kubrick, 2001 : l’Odyssée de l’espace, le monolithe provoque l’envol de l’humain au travers de l’évolution tout en marquant le début de son déclin. Fabien Léaustic s’inspire directement de ce récit et utilise les parois de sa sculpture pour cultiver un écosystème primaire et essentiel : le phytoplancton, organisme responsable de la photosynthèse qui produit la moitié de l’oxygène utile à la vie terrestre.

Camille Benarab-Lopez (France)
« Des soucis d’homme » est le projet d’une bibliothèque infinie où des pages de livres sont figées dans la cire. Conservées, altérées, à peine lisibles, ces écritures deviennent des reliques, modulant leur capacité à marquer l’Histoire par les mots en une aura mystique. Cette bibliothèque esquisse ainsi une organisation du savoir plus personnelle, synesthésique, intuitive et chromatique.

Jussi Niskanen & Man Yau (Finlande)
« Voici de quoi ma collection est faite : tandis que de nombreuses images, voire l’ensemble des images de ma collection, pourraient sembler ordinaires ou inutiles à d’autres, les gens ordinaires dira-t-on, il y a, de mon point de vue, une représentation logique de beauté. Ce sont les froissements, les pliures, les rides sur des surfaces et des couches de matériaux - les plis, les fronces sont les mots qui décrivent le mieux ce à quoi je m’attache en ce moment. Aussi aléatoire et illogique que cela puisse paraitre, je suis obstinément fasciné par le plissement des surfaces autour de moi : la réalité physique plissée, les endroits où la douceur se craquelle. Certains pourraient appeler folie mon obsession irrésistible pour le plissement des strates de réalité, mais ils doivent tout de même admettre qu’il y a une certaine méthode à ma folie.»

Johan Lundin (Suède)
Johan Lundin base son travail sur la notion du genre et sur la construction de l’identité en rapport à l’organisation de notre société et en lien avec l’espace public. Jouant avec le langage visuel et mettant l’accent sur la compréhension des genres non-binaires, il se met en scène dans ses vidéos et ses performances. L’utilisation du textile permet de créer un corps fait de matière, de lumière et de son, constituant son propre environnement scénique de perception et de sensation.

Julia Wirsching & Gabriel Hensche (Allemagne)
En février 2016, Julia Wirsching et Gabriel Hensche ont quitté leur studio à Tel Aviv pour trouver une nouvelle terre vierge. Équipés d’un drapeau cousu à la main et de chaussures à airbag, ils ont traversé un territoire désertique situé entre la Méditerranée et la Mer Morte, résultat du retrait progressif de la mer, afin d’entreprendre la première tentative de trouver le Quatrième Pôle. Le projet « le Quatrième Pôle » prend la forme d’une expédition réalisée par les artistes pour revendiquer un terrain inexploré. Le Quatrième Pôle - par contraste avec « le Troisième Pôle », le Mont Everest - est le point sec le plus bas sur la Terre.

Linda Vigdorcika (Lettonie)
Il y a une dizaine d’années, les nouvelles technologies et la cyber-réalité attiraient un public nombreux. Il se tourne aujourd’hui vers un retour à la nature, comme on le ferait vers une mode éphémère, avec ses gadgets, ses nouvelles expressions, ses sous-marques. Hackant subtilement l’image et le comportement de la nature, Linda Vigdorcika dévoile le rêve décadent de paramètres idylliques dans un territoire intact et pointe le pouvoir de guérison d’un placebo de végétation.


Exposition jusqu’au 24 février 2017
Corridor de la Cité internationale des arts
Entrée libre, tous les jours de 12h à 19h
 
 
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