la Cité Internationale des Arts
 
 
La commission Arts Visuels se réunit deux fois l’an pour sélectionner, sur la base d’un projet, les artistes qui ont présenté une candidature individuelle à la Cité internationale des arts. Découvrez les artistes sélectionnés lors des commissions organisées au printemps et à l’automne 2015 pour une résidence dans l’un des deux sites, Marais (4eme arrdt) et Montmartre (18eme arrdt) .
 
 

© Re-Mental Landscapes I, 2016, plaques de zinc, fer, verre, 29,5 x 40,3 cm, pièce unique
Alfredo Aceto (Italie) – Multimédia
(www.alfredoaceto.it)

Alfredo Aceto est né à Turin en 1991. Jeune diplômé de l'ECAL, il vit et travaille à Paris. Son travail d'artiste enchevêtre récits historiques ou personnels et références à l'histoire de l'art. Il questionne les notions de temps, de son propre passé et de mythologie personnelle. Son travail est également marqué par les différentes personnalités qu'il a rencontrées et mêlées à ses projets. Sa première intervention artistique fut par exemple lorsqu'il demanda à l'artiste française Sophie Calle – pour qui il nourrit une profonde obsession – de lui tatouer sa signature sur le bras. Au cours de sa résidence, il travaillerasur le son du cri de Godzilla, caractéristique depuis des années d’une sorte de paysage mental de son travail.


© Sans titre, 2015, huile sur toile, 90 x 80 cm, photo de Rebecca Fanuele
  Amélie Bertrand (France) – Peinture
(www.semiose.fr/fr/artistes/oeuvres/1172/amelie-bertrand)

« Avant toute chose, elle commence par surfer sur Internet pour y capter tout un monde d’images à partir desquelles elle travaille, les détourant à destination d’une composition qui viendra prendre forme sur la toile. Amélie Bertrand, qui ne dessine jamais, opère à la façon d’un architecte qui élabore ses maquettes à l’aide d’éléments modulaires lentement assemblés. Si l’idée de décor s’impose au premier vu de ses peintures, il y va en réalité d’ »espèces d’espaces » poétiques, voire métaphysiques, dont les couleurs par-delà la froideur de leur application participent à une forme de ré-enchantement. » Ph.P, L’œil Magazine #676, Février 2015.

Amélie Bertrand est représentée par Semiose galerie.


© La prose du monde #2 (A propos du hasard), 2014, dés d’ivoire à sept faces, un seul jet, panneau de bois, 108 x 108 cm, vue de l’exposition « Possibles d’un monde fragmenté » au Palais des Beaux-Arts de Paris, automne 2014
  Margaux Bricler (France) – Installation / Ecrivain
(www.margauxbricler.com)

Après des études de littérature et d'histoire de l'art italiennes à l'Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Margaux Bricler intègre en 2008 les Beaux-Arts de Paris, d'abord dans l'atelier de Christian Boltanski, puis chez Giuseppe Penone (2009-2012). Son travail a été montré à Paris (Palais des Beaux-Arts, Galerie Odile Ouizeman, Galerie Coullaud&Kolinsky), au couvent de la Tourette à Lyon, à Rotterdam, à Madrid, à Murcia, entre autres. A Madrid, elle a développé un projetavec l’artiste Almudena Lobera, retenu ensuite pour une résidence aux Récollets qui s’est achevée en septembre 2015 dans le cadre du programme de l’Institut français.Son travail a été exposé en 2016 à la galerie Michel Rein et c’est dans la perspective de la FIAC et autres foires qu’elle poursuit sa résidence à la Cité internationale des arts.


© Ecce (H)omo, travail sur la scénographie, avec Paula Pi, présenté au CND de Pantin et Pact Zollverein à Essen
  Pauline Brun (France) – Sculpture / Installation
(www.paulinebrun.com)

Pauline Brun débute sa formation en danse contemporaine au Conservatoire National de Nice. Puis, elle entre à l’École Supérieure d’Arts Plastiques, la Villa Arson à Nice et poursuit aux Beaux-Arts de Paris où elle est diplômée en 2012. Elle y construit et affine sa recherche, notamment en vidéo, sculpture et installation. Elle expérimente l’espace scénique, développe un travail chorégraphique et entame différentes collaborations sur des questions dramaturgiques et scénographiques. Aujourd’hui, elle travaille sur la mise en forme d’un projet performatif avec quatre autres interprètes. Ce projet, « Etalon », sera poursuivi au Centre National de la Danse de Pantin au printemps prochain parmi une kyrielle d’autres projets.


© Masque de l’horizon, verre thermoformé, eau colorée, métal, 52 x 47 x 20 cm, 2014
  Io Burgard (France) – Dessin / Sculpture

Diplômée des Beaux-Arts de Paris et des Arts décoratifs de Strasbourg, Io Burgard réalise des installations et dessins qui ne négligent ni l’humour ni l’absurde. Au sein de la manufacture de Seloncourt qui accueille pour la première fois une résidence dans le cadre du programme de la Fondation Hermès, elle a su mettre le cuir à l’épreuve de ses questionnements sur la forme et le caractère mou de certaines matières. De manière générale, son travail s’organise autour du dessin, de la peinture et de l’objet qui cohabitent au sein d’un même espace. Io Burgard exposera à la galerie du CROUS à l’automne 2016, ainsi qu’à la galerie Maïa Muller en 2017.

© Berlin nuit, 2011, au sol, peinture en aérosol sur bois, au mur, huile sur toile, 180 x 190 cm, collection privée
  Emmanuelle Castellan (France) – Peinture
(www.emmanuellecastellan.com)

Emmanuelle Castellan vit à Berlin depuis de nombreuses années et est professeur de peinture à l’Institut Supérieur des Arts de Toulouse depuis 3 ans. Elle puise son inspiration dans un répertoire d’images existantes (cartes postales, magazines, photographies anciennes, illustrations trouvées sur Internet...), la plupart issues de la culture populaire. À partir d’un visuel – qu’elle ne dévoile pas – elle en soustrait un sujet, partiellement ou en entier, pour n’en conserver sur la toile que la trace. Au lieu de procéder par simple réduction, c’est davantage dans un équilibre entre disparition et excès que le sujet resurgit. À force d’ajouter, d’effacer et de recommencer, le tableau se fait répétition d’une même image que nous ne connaîtrons jamais, éloignée du réel.


© Grégory Castera présentant « Infinite Library » de Daniel Gustave Cramer et Haris Epaminonda, lors de la première édition de Playtime à Bétonsalon.
  Gregory Castera (France) – Curateur

Après avoir accompagné différents projets et institutions durant près de 10 ans, à Paris (Bétonsalon, l’Encyclopédie de la Parole, Les Laboratoires d’Aubervilliers, l’Ecole des Arts Politiques), Gregory Castera a créé en 2013 avec Sandra Terdjman, une structure curatoriale d’un nouveau genre, nommée Council.

Par l’introduction des arts dans des cercles qui lui accordent peu de légitimité, par la composition des arts avec les sciences et la société civile et par la mise en scène de nouvelles formes de conseil, Council expérimente une hypothèse : l’évolution de la représentation politique implique des opérations esthétiques.

Council propose de nouvelles représentations à des problèmes sociétaux, par exemple : comment la perception du son chez les personnes sourdes permet-elle de transformer les normes de l’écoute ? Comment un débat sur la notion de Nature dans la loi permet-il de faire progresser le traitement juridique des sexualités ? Comment une cartographie des savoirs liés à l’anthropocène permet-elle de mieux penser l’humain avec le changement climatique ?

Ces problèmes font l’objet de recherches collectives, initiées avec des ONG et des activistes, rendues ensuite publiques par des publications, des œuvres et des expositions. Les projets accompagnés réunissent ainsi un réseau d’artistes, de scientifiques, de citoyens et d’institutions.

© Spacergridwithmixingvanes and nuclear fuel assemblyemploying the same, 2015, impressions UV sur du plexiglas, vitre inox, mousqueton, cadenas, peinture acrylique, 100 x 100 x 140 cm, photo par Vinciane Verguethen
  Pierre Clément (France) – Arts visuels
(www.pierreclement.eu)

Artiste originaire de Tarbes (France), Pierre Clément est un artiste émergent. Depuis sa sélection au 59ème Salon de Montrouge, il confirme une pratique sérieuse de sculpteur. Il investit notamment le champ des nouvelles technologies, avec l’usage de logiciels. Il travaille maintenant sur différentes notion comme la science-fiction, l’impact de la technologie sur les pratiques plus traditionnelles, l’ésotérisme et la spiritualité dans la machine, les civilisations anciennes qu’elles soient de l’antiquité, précolombiennes, ou encore africaines accompagnant ses propos avec des spécialistes et experts.


© Parade for the End of the World, vidéo et installation accompagnées par les compositions (ordinateur et piano) de Keiichiro Shibuya et du danseur étoile du Ballet de l’Opéra National de Paris, Jérémie Bélingard, extrait de la performance présentée à la MCJP début 2016
  Justine Emard (France) – Photographie / Vidéo
(www.justineemard.com)

« Née en 1987, à Clermont-Ferrand, Justine Emard vit et travaille à Paris. A travers divers médiums (la photographie, la vidéo, les installations et la réalité augmentée), elle questionne l’image dans sa matérialité. Nombre de ses œuvres explorent les paradigmes de l’image cinématographique que sont l’écran, le cadre et le hors-champ. Lors d’un voyage de création à Dallas, aux Etats-Unis en 2008, elle mène une enquête sur la disparition des drive-in theaters (cinémas de plein air). Ce moment décisif dans sa pratique la conduit à traquer et photographier tous les rectangles de peinture blanche posés par des anonymes sur les murs de la ville, tels des écrans potentiels. Elle inaugure sa réflexion sur l’idée d’une disparition progressive de l’image. L’intérêt de l’artiste pour les ruines, les espaces et architectures abandonnés se double d’une tentative d’y réinjecter une vie nouvelle comme pour résister à une tentation mélancolique post-moderne et imaginer une nouvelle manière de construire notre regard. » Texte de Pauline Vidal.


© Vue de l’exposition « DrawmyBreath » à l’espace Glassbox, Paris, 2016
  Eléonore False (France) – Sculpture / Installation
(www.eleonorefalse.com)

Du corps débute ce que l’artiste qualifie d’illuminations, ces moments où il lui est nécessaire de rendre visibles des points d’accroche de l’ordonnancement du monde. L’artiste a commencé par glaner des images en parcourant le monde mis à plat des livres, cette collecte s’est étendue au monde en volume. Passés au noir et blanc, agrandis et coupés de leur environnement d’origine, ces fragments sont mis en mouvement par des procédés divers – impressions, collages, mises en volume, céramique et tissage. L’économie du geste et du faire sous-tend une matérialité au contraire de l’artifice. L’échelle des pièces est essentielle : elle délimite la rencontre de l’œuvre avec le corps de l’observateur. Ornements, motifs, figures ou signes : il appartient à chacun d’en imaginer « le corps utopique » selon les propos d’Esther Girard. Elle a conclu une exposition à l’espace Glassbox en mai 2016.


© Sans titre, 2016, plâtre, paille, aluminium et roulettes, 190 x 145 x 80 cm
  Thierry Gilotte (France) – Sculpture
(www.thierrygilotte.tumblr.com)

Suite à une formation d’ingénieur à l’Ecole Nationale supérieure des Mines de Nancy et un DNSEP à l’Ecole Européenne Supérieure d’art de Bretagne de Rennes, Thierry Gilotte achève une résidence de plus d’un an à l’Académie de France à Madrid : la Casa Velazquez. Son projet de résidence à la Cité internationale des arts débutera avec une première intervention dans l’espace public lors de Nuit Blanche puis dans un second temps d’un travail sur la captation en collaboration avec le Fresnoy. Il s’intéresse à la ville comme une matière tissée et figée, mise en mouvement par ses habitants, leurs initiatives et la façon dont ils investissent les espaces. Ses sculptures viendront alors s’activer et s’ajouter à ces espaces dont des acteurs prendront possessions le temps d’une nuit.


© SkinnyDipUnsensory, 2015, Installation vidéo, débris d’écrans à cristaux liquides, cire st »arique, verres, bois, chaines, miroir, résine, dimensions variables, boucle 20’
  Laura Gozlan (France) – Installation / Vidéo
(www.lauragozlan.com)

Née en 1979, Laura Gozlan suit des études de scénographie à TAIK (Helsinki) et à l’Ecole Nationale Supérieur des Arts Décoratifs de Paris. Elle est ensuite diplômée du Fresnoy en 2007.

Sa pratique artistique s’articule aujourd’hui autour de films expérimentaux, de vidéos et d’installations visuelles assemblant documents, sculptures et maquettes. Elle réutilise des images empruntées au cinéma de genre et aux films scientifiques qu’elle réarrange à ses propres prises de vues. Ses pièces sont exposées du Grand Palais, au Jeu de Paume, à la Cinémathèque, en passant par de nombreux festivals internationaux.


© Sans-titre #01, 2012-2014, de la série Empire, camp de réfugiés de Choucha
  Samuel Gratacap (France) – Photographie / Vidéo
(www.fillesducalvaire.com/fr/artists/70/Samuel-Gratacap)

Né en 1982, il vit depuis trois ans entre la France et la Tunisie. Après un diplôme à l’Ecole Supérieure des beaux-arts de Marseille en 2010, il mène une recherche sur la représentation des enjeux géopolitiques nord-sud / sud-sud et des espaces de transition sur les cartes des routes migratoires, notamment dans l’espace méditerranéen. Grâce à l’image photographiée et filmée, son travail de d’investigation et d’immersion se concrétise à travers plusieurs projets au travers des pays comme la France, la Tunisie ou la Lybie ; dernière destination en 2014 où il a débuté un travail dans les prisons et les lieux informels d’attente du travail.

Samuel Gratacap est représenté par la Galerie Les Filles du Calvaire.


©Kotobatoha – A propos des mots, 2010, plâtre, fer, camphres, 230 x 190x 100 cm
  Sonomi Hori (Japon) – Arts visuels

Après un diplôme de sculpture à l’université préfectorale des arts d’Okinawa en 2009, Sonomi Hori s’interroge sur la nature des éléments essentiels à la réalisation d’une sculpture, tout en réfléchissant à ce qui se trouve au cœur de l’objet. Son projet de résidence à la Cité internationale des arts s’accompagnerait d’une réflexion sur le langage global s’appuyant sur la sculpture mais aussi les représentations figuratives bidimensionnelles. Elle souhaite repenser le lien entre la matière et l’intention de l’œuvre au-delà de la technique.

© Vue du film « The Script Inside Me », 2015
  Jean Hubert (France) – Vidéo / Installation
(www.jeanhubert.com)

Artiste vidéaste français et après avoir été diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2010, il suit un programme de résidence à Amsterdam et continue encore aujourd’hui à travailler étroitement avec les institutions hollandaises. « Ses œuvres créent toujours une tension entre l’apparence raisonnable des situations et la possibilité délirante qui les mine à chaque fois. Par des textes feignant d’être sérieux, et parfois fondés sur une histoire vraie qui dérape, il déconstruit la possibilité qu’il nous resterait de croire en l’organisation politique du monde. C’est un travail salubre de déconstruction des certitudes que les décors trop bien construits de la politique nous proposent. » - Jean de Loisy. Son travail sera exposé lors de Variation Media Art Fair cette année.


© Vue de l’exposition Every One is light, you are light, Micro-onde, centre d’art contemporain de L’Onde à Velizy-Villacoublay, 2016
  Nicolas Momein (France) –Sculpture / Dessin
(www.nicolasmomein.com)

Né en 1980, Nicolas Momein est diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art et de design de Saint-Etienne en 2011 et de la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève en 2012. Ses sculptures se nourrissent des matériaux les plus divers. Intéressé par des pratiques comme celles que l’on retrouve chez les artisans, les ouvriers ou les agriculteurs, il acquiert des gestes et des connaissances de manière empirique et répétitive pour venir parfois les coupler afin de développer une économie de travail collaborative. Cette production s’appuie sur des procédés et des matériaux transmis dans la chaine de fabrication et par un déplacement, il essaie de mettre en jeu une certaine rivalité entre la dimension fonctionnelle et la valeur sculpturale des objets dans jamais décider laquelle des deux domine.

Nicolas Momein est représenté par la Galerie White Project à Paris.


© Jabal Birah Magrun, sur la route de Soulemaniyeh, de la série It iscalled Kurdistan, 2015, tirage jet d’encre sur papier mat, 70 x 46 cm
  Leslie Moquin (France) – Photographie / Vidéo
(www.lesliemoquin.com)

Diplômée depuis 2013 de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, Leslie Moquin travaille la photographie comme un médium qui pointe les dynamiques structurant les territoires qu’elle choisit d’exposer en tentant de dégager une esthétique les caractérisant. Son projet de résidence se consacrera sur deux expositions prévues à Paris : la première, accompagnée par ARTE Actions Culturelles, qui propose une nouvelle image de l’Irak non-centrée sur la guerre ; la seconde, est le fruit d’une collaboration entre l’artiste et l’Alliance Française de Bogota pour un projet à la fois photographique et vidéo issu de danses et genres musicaux traditionnels comme phénomène sociétal.


© Autoportrait, 2014, photographie couleur contrecollée sur dibond, édition de 5, 30 x 45 cm
  Barbara Noiret (France) – Installation
(www.barbara-noiret.com)

Née en 1976, Barbara Noiret est diplômée de l’Ecole Supérieur des Beaux-Arts d’Angers en 2000. Depuis son approche est liée aux différents éléments de contexte qui viennent l’entourer ; qu’ils soient architecturaux, historiques, sociaux ou humains. Il s’agit d’interpréter le lieu dans lequel elle se trouve grâce au monde qu’elle expérience et aux personnes qu’elle rencontre. Sa pratique se concentre sur la mémoire des lieux et comment les individus et leurs corps, en prennent possession.


© Woe Implores Go, 2016, Performance et installation, Do Disturb Festival au Palais de Tokyo à Paris, Photo de Ricardo Lamin
  Mel Ocallaghan (Australie) – Arts plastiques
(www.melocallaghan.com)

Artiste australienne née en 1975 à Sydney, Mel Ocallaghanvit et travaille dorénavant à Paris. Elle a reçu en décembre dernier le prix SAM Art Projects pour l’art contemporain pour son projet « Dangerous on-the-way ». Suite à cette nomination, elle est donc invitée à réaliser ce projet au Palais de Tokyo pour une exposition personnelle en 2017. Ce projet, constitué de vidéos, performances et œuvres sonores, est inspiré des grottes Gomantong en Malaisie – grotte célèbre pour abriter des colonies gigantesques de chauve-souris et d’hirondelles – dans lesquelles elle enregistre sur place le rituel des « cueilleurs de nids », comme une répétition de gestes sans fin, ni résolution. L’exposition sera placée sous le commissariat de Daria de Beauvais et sera accompagnée d’un catalogue monographique.


© Calamity Qui, 2014, capture d’écran, 4’
  Isabelle Prim (France) - Film
(www.isabelle-prim.com)

Diplômée du Fresnoy en 2011, Isabelle Prim est l’auteur de plusieurs courts et moyens métrages situés au croisement du cinéma et de l’art contemporain programmés par des centres d’art et festivals internationaux tel que le Centre Pompidou, le Palais de Tokyo, la Berlinale ou encore le FID à Marseille. Son projet de résidence se porte vers son nouveau long métrage, Mens, qui a déjà obtenu le soutien du CNAP. Le sujet de son film provient d’une affaire criminelle de 1895 glanée aux Archives nationale de Paris.


© Data Trails, 2014, programme informatique sur écran, dimensions variables. Vue de l’exposition au Musée national du Bardo
  Ali Tnani (Tunisie) - Multimédia
(www.alitnani.com)

Ali Tnani est diplômé de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis (2007). Il utilise divers médiums tels que le code, le dessin, la photographie et l’installation. Il a été en résidence d’artiste à la Cité Internationale des arts de Paris en 2015-2016 et en 2011-2012, au 18 (Marrakech) en 2016, à Glassbox (Paris) en 2014 et à Transcultures (Mons) en 2010. En 2013, il a reçu une aide à la création de l’Arab Fund for Arts and Culture pour le projet Erro (2013-2015). Plus récemment il a travaillé sur plusieurs expositions dont 3ajel ou le temps réel à Tunis en 2016 ou L’indice d’une suite 2 au Musée National du Bardo en 2015. Il a également exposé lors de Variation-Media Art Fair, présentée à la Cité internationale des arts en octobre 2016.


© The Story of Stripes and Dots (costumes), 2014, coton, peinture, rayures : taille large, point : taille médium
  Zin Taylor (Canada) – Sculpture
(www.zintaylor.com)

Artiste canadien, vivant et travaillant à Bruxelles, Zin Taylor entend enquêter les procédés de travail d’Auguste Rodin. Il s’est fait connaitre pour ses installations intégrant performance, sculpture, dessin, œuvres imprimées et vidéo. Se développant sur un mode narratif, l’artiste partage une fascination pour le langage et examine les liens entre le mot et l’image. Son projet de résidence sera donc de constituer une série de sculptures et textes liés qui plongent directement dans la production du langage sculptural.



 
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